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Nuit debout, de l’utopie à la violence

Au départ un mouvement qui a l’air bien sympathique. Tout entier ancré dans la tradition de la prise de parole démocratique. Rapidement il s’installe comme désireux de « repenser l’avenir » dans un climat plutôt morose de ce point de vue. Puis, Place de la République à Paris comme à Strasbourg et ailleurs, but ultime des manifestations contre la loi Khomri, les partisans de « Nuit debout » ont balisé concrètement le territoire de leur utopie. C’est là que les choses se sont gâtées.

 

Imaginons que le monde de demain soit comme la Place de la République la nuit. Là, difficile d’imaginer pire ! La violence s’installe. Les casseurs attaquent les forces de l’ordre (alors que malgré l’Etat d’urgence, et que bien d’autres rassemblement sont interdits, le rassemblement est autorisé). Les organisateurs refusent de se désolidariser vraiment de leurs éléments violents (« qui au moins, font parler du mouvement »), sans se rendre compte qu’ils se tirent une première balle dans le pied.

 

Ensuite Nuit debout ne manifeste aucun respect pour les riverains, qui, au départ plutôt sympathisants, témoignent maintenant massivement de leur ras-le-bol (à quand « Calme République »… ). Car, si l’on comprend bien, si les manifestants ne dorment pas, personne ne doit dormir. Deuxième balle dans le pied.

 

En plus des rues adjacentes sont transformés en WC à ciel ouvert. Cette société fleure bon le moyen âge. Enfin, alors que la parole semble être libre et offerte à tous, le premier à s’y essayer sans être immédiatement sympathisant de la cause, Alain Finkielkraut, se fait expulser. Liberté de parole ? En tout cas, troisième balle dans le pied.

 

Le territoire contrôlé par Nuit debout se révèle au final peu sympathique, violent, sale, indifférent et intolérant aux autres, dénué de toutes les règles de civilité qui nous permettent de vivre ensemble. Et son seul et unique slogan audible « personne n’aime la police » témoigne bien de l’étroitesse et de l’impasse dans laquelle ses organisateurs ont fourvoyé une belle idée.

 

Pas terrible comme image de l’avenir.

 

Philippe Breton

Ovipal

20 avril 2016

 

Manifestation à Strasbourg : une image sereine de l’avenir ?

 

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20/04/2016
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