. . . . OVIPAL - OBSERVATOIRE DE LA VIE POLITIQUE EN ALSACE . . . .

.       .   . . OVIPAL - OBSERVATOIRE DE LA VIE POLITIQUE EN ALSACE . . . .

La chronique des universités de Pierre Dubois


Les lieux du pouvoir en Alsace, photographiés par Pierre Dubois

Vous trouverez sur le site de Pierre Dubois, dans le cadre d'une collaboration avec l'ovipal, un certain nombre de photographies des différents lieux du pouvoir en Alsace.

 

Au 25 septembre 2014 :


Alsace, Maison de la région

La Région Alsace et le SUP

Alsace, l'Hôtel du département (67)

Le Conseil général (67) et le SUP

 

 

 

Alsace, Maison de la Région

Photos de bâtiments, sièges de collectivités territoriales et de préfectures en Alsace. Chroniques sur leurs missions et compétences dans le champ de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aujourd’hui et demain ? Troisième chronique sur les Lieux du Politique : la Maison de la Région, place Adrien Zeller à Strasbourg. Les deux premières : Alsace, l’Hôtel du Département (59 photos), Le Conseil général et le SUP.

P1100450Architectes Chaix & Morel et Associés, les projets. Une des réalisations du Cabinet, la Maison de la Région, siège du Conseil Régional d’Alsace : album de 45 photos. Autres réalisations dans l’enseignement supérieur : École Nationale des Ponts et Chaussées (1996), Université Paris VII, UFR de Physique (2006).

 

La Maison de la Région a été inaugurée le 18 novembre 2005 par Dominique de Villepin, Premier Ministre, et Adrien Zeller, président du Conseil Régional d’Alsace (photo de la plaque commémorative).

La Maison de la Région, communication du Conseil Régional : un projet inséré dans un quartier à vocation européenne, un bâtiment contemporain et fonctionnel, une construction répondant aux exigences de haute qualité environnementale, un bâtiment économe en énergie.

P1100488Descriptif du bâtiment par le Cabinet Chaix. "Bâtiment public, construction en zone sismique. Bureaux, hémicycle, amphithéâtre, salle de commission, salles de réunions, espaces communs, restaurant d’entreprise, terrasse… Mise en œuvre d’une forte démarche de qualité environnementale du bâtiment. Prix et récompenses. Nomination au Prix AMO 2006".

Maîtrise d’ouvrage : Région Alsace. Maîtrise d’œuvre : Chaix & Morel et Associés, Paris". Fondateurs en 1983 : Philippe Chaix et Jean-Paul Morel. Philippe Chaix a été Directeur Général de l’EPAD, EPASA devenu EPADESA de 2008 et 2013. Il a été remplacé par Hugues Parant par arrêté ministériel du 7 octobre 2013.

"Le projet en chiffres. Surface : 18 980 m² SHON. Coût des travaux HT : 33,3 M € ; prix au m² : 1 750 € HT /m² SHON. Concours 1999. Livraison 2005".

Présentation de la Maison de la Région Alsace sur le site Architopic.com. Image forte de l’institution, la Maison de la Région Alsace abrite sous sa vaste toiture ombrière une structure complexe et non hiérarchisée. L’accent a été mis sur la lumière naturelle, qui pénètre dans tous les espaces grâce à deux patios et trois puits de lumière. Ces espaces de respiration, agencés dans un bâtiment très découpé, reflètent la haute qualité environnementale de l’ensemble. En façade, la transparence du vitrage alterne avec les allèges opaques, panneaux de bois doublés de verre.

P1100498


25/09/2014
0 Poster un commentaire

Quiz. Six savants du Palais U

130ème anniversaire du Palais universitaire de Strasbourg. Façades du Palais. "Les facultés sont figurées par trente six statues de calcaire blanc, représentant des savants, essentiellement allemands, debout devant l’attique des avants-corps latéraux" (source : Klaus Nohlen, note infra).

P1080007J’ai photographié six d’entre elles par une belle journée d’hiver, fin janvier 2014: album de 20 photos. Quiz : qui sont ces six savants ? Dates de naissance et de décès ? Disciplines d’enseignement et de recherche ? Conception et construction du Palais universitaire de 1872 à 1884.

 

Citations de Klaus Nohlen. "Le 1er mai 1872 eut lieu l’inauguration solennelle de l’université de Strasbourg. Le 28 avril, la loi concernant l’université de Strasbourg avait été promulguée, prescrivant entre autres que le Chancelier exercerait la direction et le contrôle suprême, que le Curateur et les professeurs seraient nommés par l’Empereur" (page 189)…

"La difficulté suscitée par la question  des fortifications fit qu’on en arriva à la séparation des locaux de l’université en deux groupes principaux : la Faculté de médecine resta à proximité de l’hôpital, toutes les autres institutions, y compris les Instituts de Sciences exactes, devaient être implantés devant la Porte des Pêcheurs" (page 191)…

"En 1875, Hermann Eggert, architecte en chef du gouvernement prussien, fut nommé architecte de l’Université. Un relevé du terrain prévu pour l’Université sur l’emplacement des fortifications fut exécuté en automne de la même année" (page 192)…

P1080018"En janvier 1877, le Chancelier déclara que l’université serait également dotée d’un bâtiment d’amphithéâtres et d’un bâtiment commun, mais la mise en chantier dépendrait des moyens disponibles" (page 193). Un compromis, non sans difficultés, fut trouvé : l’ensemble universitaire sera financé par le budget impérial et par des fonds propres de l’Alsace-Lorraine (Délégation, Conseil général et Municipalité).

"Début 1878, le projet architectural d’Eggert est prêt, mais est rejeté : il souffrait de défauts fondamentaux et était irréalisable. C’est pourquoi la Commission a recommandé l’ouverture d’un concours public, ce qui fut fait dès le mois suivant" (page 195).

"La participation au concours fut étonnamment élevée : 101 projets parvinrent dans les délais (dont 23 émanant d’architectes berlinois)… Le jury se réunit immédiatement après la date de clôture fixée au 1er octobre 1878 et fit connaitre sa décision au milieu du mois. Le premier prix fut décerné, à l’unanimité, au jeune architecte de Karlsruhe, quasi inconnu à l’époque, Otto Warth" (page 196)…

"L"université se prononça également pour ce projet et pria le Chancelier, dès le mois d’octobre, de faire réaliser le premier prix… Au printemps 1879, débutèrent les travaux de remblayage de l’ancien terrain fortifié. Au bout de quatre ans de travaux, l’édifice fut inauguré en grand pompe le 26 octobre 1884" (page 200).

Source. Klaus Nohlen, Construire une capitale. Strasbourg impérial de 1870 à 1918. Publications de la Société Savante d’Alsace. Collection Recherches et documents, tome 56, 1997.


16/09/2014
0 Poster un commentaire

La BNU, l'université et l'Etat

Suite des chroniques sur la Nouvelle Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg (BNUS). Trois dossiers cruciaux dans lesquels Albert Poirot, administrateur, s’est investi, avec les personnels de son établissement au cours de ces dernières années : chantier de la restauration complète du bâtiment de la place de la République, inauguré en 1895 (l’Alsace était alors dans l’Empire allemand), celui du contrat de site 2013-2017 et de la convention d’association avec l’université de Strasbourg, celui du Schéma directeur de la documentation universitaire pour le site alsacien (dans le cadre du contrat de site).

P1120986Chacun de ces dossiers (phases de conception, de financement, de réalisation, de suivi d’avancement, d’évaluation) met en relation plusieurs partenaires : la BNUS elle-même, l’Université de Strasbourg, chef de file du contrat de site, l’État (le rectorat, l’administration centrale du ministère). J’omettrai ici d’analyser le partenaire Collectivités territoriales. Les relations entre ces partenaires impliquent un grand nombre de réunions, des contacts formels et informels, des discussions, des négociations et des compromis, des tensions voire des conflits, des opérations de communication institutionnelle.

 

Le Chantier de la nouvelle BNUS. Albert Poirot, du corps professionnel des Conservateurs de bibliothèque et administrateur de la BNUS, est satisfait par la réorganisation complète de l’intérieur du bâtiment par l’Agence d’architectes Nicolas Michelin & Associés. Une restauration importante avait eu lieu dans les années 50 du 20ème siècle ; une 3ème vie s’ouvre maintenant pour la Bibliothèque Nationale. Albert Poirot est fier de la métamorphose des lieux et des nombreuses innovations techniques réalisées, incluses dans le bâti même. En décembre 2015, son second mandat d’administrateur prendra fin : nommé en 2006, il a eu le bonheur de pouvoir suivre l’intégralité du projet. Certes, beaucoup de fatigue a été accumulée par les personnels et par lui au cours des dernières années, mais, au final, c’est la satisfaction du devoir accompli, de meilleures conditions de travail et d’études pour les usagers et les personnels.

Maîtrise d’ouvrage assurée par le Rectorat (académie de Strasbourg) et donc par l’État (par l’administration centrale du Ministère). Sans langue de bois, Albert Poirot avoue qu’au cours du chantier il a été régulièrement agacé par le pilotage presque uniquement centré sur les indicateurs : nombre de places assises et de documents en accès direct (ils seront un peu moins nombreux que prévu, certains murs étant encombrés par des dispositifs techniques), nombre d’heures d’ouverture par semaine (l’objectif des 80 heures par semaine sera atteint), nombre de lecteurs.

Plus conflictuelle encore a été la négociation de la dotation de premier équipement. L’enveloppe actée au départ du Chantier (entre 1,8 et 2,4 millions d’euros) a été finalement revue à la baisse : 1,2 million seulement. Albert Poirot résume la situation de manière courtelinesque : "il faut arrêter de discuter du nombre de petites cuillers".

Contrat de site Alsacien et Convention d’association entre l’université de Strasbourg et la BNUS. Le contrat de site (2013-2017) a été signé le 5 juin 2013 au Ministère. Document de 242 pages comportant les indicateurs de performance, des annexes Recherche et formation des établissements, une annexe financière : 5 millions d’euros en masse salariale et 2,5 millions d’euros pour la politique documentaire pour l’ensemble de la période 2013-2017. Pour ce contrat de site, Albert Poirot ne cache pas sa satisfaction : 13 postes supplémentaires obtenus, alors que les effectifs étaient restés stables au cours des dix dernières années ; la progression est significative (de l’ordre de 10%).

Convention d’association entre l’UNISTRA et la BNUS. La convention a été signée fin mars 2014 par les deux partenaires. Le CA de la BNUS l’a votée à la quasi-unanimité. Les représentants du personnel ont donc voté "pour" (reconnaissance de l’implication du personnel de l’établissement, moyens supplémentaires obtenus). Ils ont donné leur accord pour l’augmentation des heures d’ouverture aux usagers (80 heures par semaine, dimanche compris). Texte soumis au vote des 4 établissements concernés par la Convention. Extraits de la partie de la convention entre UNISTRA et BNUS.

Schéma directeur de la documentation universitaire (mars 2014). Les orientations de ce schéma ont été actées dans le contrat de site signé en juin 2013. Extraits de la partie 3 : une politique de la documentation en faveur de l’excellence de la recherche et de la formation. Ces orientations devaient se concrétiser en 2014 dans un schéma directeur : les délais ont été tenus.

Le schéma directeur (lire le texte) acte une série d’opérations concrètes, précises, pertinentes et rationnelles, opérations à réaliser au cours du contrat. Il établit la répartition des tâches… et des pouvoirs entre la BNUS, l’université de Strasbourg et les autres partenaires. "Le pilotage de la réflexion sur le schéma directeur de la documentation incombe à la BNU, de par sa place centrale au cœur du dispositif documentaire du site, sa vocation pluridisciplinaire et sa dimension internationale. Il se fait sous la direction d’un comité de pilotage, qui valide les axes stratégiques du schéma directeur, leur mise en œuvre et le suivi du plan d’action. Ce comité comprend notamment des représentants des quatre établissements, signataires du contrat et des deux établissements associés, et sa composition est arrêtée par les instances de ces derniers". Pilotage du schéma par la BNUS, sous la direction d’un comité (j’ajouterais : "d’un comité décisionnaire").

Ce type d’organisation, de gouvernance peut-il créer des tensions entre l’université de Strasbourg et la BNUS, entre le président de l’université Alain Beretz et l’administrateur de la BNUS Albert Poirot ? Deux faits incontestables. 1. Alain Beretz est une personnalité plus connue, régionalement et nationalement, qu’Albert Poirot ; les médias lui donnent plus souvent la parole ; il est capable de la contrôler, de ne pas en abuser. 2. L’université de Strasbourg possède un fonds documentaire et un service commun de documentation plus importants que ceux de la BNUS. Le tableau de la page 6 du schéma directeur en est témoin (chiffres clés de 2012). La nouvelle BNUS devrait rattraper son retard relatif sur certains des critères du tableau, vu la restauration de son bâtiment historique et les missions que lui donnent le contrat de site et le schéma directeur.

Mais il ne suffit pas d’écrire, dans un texte officiel, les objectifs d’un schéma directeur de la documentation : de nombreux grains de sable peuvent en empêcher la réalisation. Celle-ci suppose beaucoup de confiance au quotidien. La confiance se construit dans la longue durée ; la rupture de la confiance peut être immédiate, en conséquence d’un propos Off, d’un geste, d’un sourire, d’un acte inadéquats. Le schéma directeur est ambitieux et innovant ; il mérite d’être réalisé pleinement. Il ne le sera pas si la convention d’association entre l’université de Strasbourg et la BNUS se traduit, dans les faits, par une domination de la première sur la seconde. La BNUS n’est pas, ne doit pas être un service, fût-il de prestige, de l’université.

Pour aller plus loin. Chantier de la BNU 2010-2014 (photos) ; Fin de chantier : la remise des clefs (photos) ; La BNUS et ses théologiens (photos). 39 chroniques du blog sur les Bibliothèques universitaires.


09/05/2014
0 Poster un commentaire

A quel âge "faire le politique" ? Hommage à René Uhrich

Extrait de http://histoiresduniversites.wordpress.com/2014/04/23/age-pour-faire-le-politique/

 

Je ne connaissais pas le strasbourgeois René Uhrich. Il est mort hier à l’âge de 87 ans. Bien des leaders politiques contemporains (dont Manuel Vals et Benoît Hamon) ont démarré en politique sans jamais avoir jamais exercé un autre métier. Un point faible du système politique français.

René Uhrich, au contraire, a commencé tardivement sa carrière politique, en 1965. De 38 à 62 ans, il est "au côté de Pierre Pflimlin, élu au conseil municipal de Strasbourg et, jusqu’en 1989, un des vice-présidents de la Communauté urbaine (d’abord au côté de Pierre Pflimlin jusqu’en 1983, puis au côté de Marcel Rudloff)" (Les DNA du 22 avril 2014).

"Né à Strasbourg en 1927, René Uhrich a fait ses études au lycée Kléber et à Périgueux (au moment de la seconde guerre mondiale). Formé au droit et à l’économie, il était docteur en sciences économiques". Dans les années 50, moins d’1% des jeunes obtient un doctorat.

 

René Uhrich n’a jamais fait l’homme politique à temps plein. Son métier : l’action économique dans et pour l’Alsace, pour l’Europe. Les étapes de sa carrière professionnelle : "de 1950 à 1952 (de 23 à 25 ans), assistant à la SAIT, dans le textile ; de 1952 à 1969 (de 25 à 42 ans), secrétaire du Comité d’étude et d’action pour l’économie alsacienne ; de 1954-1972 (27 à 45 ans), délégué général du Comité pour l’économie bas-rhinoise ; de 1972 à 1993 (de 45 à 66 ans), directeur puis vice-président de l’ADIRA ; de 1978 à 1992 (de 51 à 65 ans), directeur général de la CCI de Strasbourg".

Docteur en sciences économiques, René Uhrich a enseigné comme professeur associé à l’université Louis-Pasteur de 1977 à 1997 (de 50 à 70 ans), apportant aux étudiants sa double expérience d’expert de l’action économique en région et en Europe et d’homme politique alsacien. Comme tout universitaire, il a publié des ouvrages dans son champ de compétences, en vente encore aujourd’hui sur Amazon : Pour une nouvelle politique de développement régional en Europe (1984), La France inverse ? Les régions en mutation (1987). Peut-être ses idées influencent-elles encore plus que jamais l’avenir de l’Europe : "2014-2020, la politique de cohésion réformée permettra d’investir jusqu’à 351,8 milliards d’euros dans les régions et villes d’Europe, ainsi que dans l’économie réelle".

Aujourd’hui, j’ai mal aux jeunes qui se lancent dès le baccalauréat obtenu dans un projet de carrière politique dont ils espèrent tirer des revenus, le plus vite et les plus hauts possibles (de 8 à 10.000 euros par mois), et ce sans envisager une seule seconde d’exercer un autre métier que celui-là. Ils devraient méditer la trajectoire de René Uhrich : entrer en politique à l’âge de la maturité et mener en parallèle une carrière professionnelle.

Le pire pour ces jeunes, sans métier autre que celui de la politique, est qu’ils ne voudront pas déchoir, revendiquant jusqu’à leur retraite un droit qu’ils estiment acquis : celui de garder un revenu élevé, très élevé. Il y a là un défi pour les partis politiques : pourquoi n’exigeraient-ils pas de tous leurs élus rémunérés (en interne ou dans les fonctions de la République) d’avoir un métier. Une idée : dire clairement aux jeunes ambitieux qu’ils n’accèderont à des fonctions politiques rémunérées qu’après l’âge de 30 ans.

 

Pierre Dubois


23/04/2014
0 Poster un commentaire

Strasbourg, licence humanités

Extraits du blog de Pierre Dubois :

https://histoiresduniversites.wordpress.com/2014/03/26/strasbourg-licence-humanites/

 

Admission Post Bac : les mentions de licence. Terminées Lettres classiques, Lettres modernes. En route pour la mention Licence Humanités. Huit universités seulement affichent la nouvelle mention (14 parcours types).

Trois exemples et trois singularités : Lille 3, Paris 10 Nanterre, Strasbourg. Nombre de places limitées dans deux des trois cas, charge hebdomadaire de cours fort différente, contenus hétérogènes d’une licence à l’autre. Bref, une initiative née dans les universités au nom de leur autonomie pédagogique. Pas de coordination pour penser une sorte de programme commun au niveau national. Et la Ministre qui communique sans vergogne sur SA réforme de la licence ! Elle n’a seulement produit qu’une nomenclature de mentions !

P1100812Université de Strasbourg, licence Humanités, formation pluridisciplinaire dans quatre disciplines littéraires : la littérature, l’histoire, la philosophie, les langues vivantes. Présentation de la licence, lors de la Journée Portes ouvertes du 15 mars 2014, par Isabelle Laboulais, professeur d’Histoire moderne. Une cinquantaine d’étudiants et de parents présents.150 vœux formulés pour cette licence par les futurs bacheliers sur Admission post-bac 2014.

 

Sur le portail de l’université, une fiche détaillée, qui donne envie de s’engager dans ces études de licence ! Ce qu’il faut aimer pour s’épanouir dans la filière, objectifs, rythme de la formation, conditions d’accès, compétences requises, conseils pour mettre toutes les chances de son côté (les débouchés : cinq grands parcours de formation en master).

Isabelle Laboulais est convaincante ; ses réponses aux questions sans langue de bois. 50 places et admission sur dossier ? Oui, il y a une sélection à l’entrée ; pour la 1ère promotion de L1 en 2013-2014, nous avons sélectionné 18 étudiants (photo de 5 d’entre eux) ; nous ne cherchons pas à atteindre à tout prix la capacité d’accueil ; nous voulons que les étudiants réussissent. A la rentrée 2014, nous n’aurons pas forcément 50 étudiants en 1ère année.

P110080824 heures de cours par semaine et un travail personnel exigé à peu près de même volume, n’est-ce pas trop dur ? Il faut effectivement beaucoup travailler car les heures dans chacune des 4 disciplines sont aussi nombreuses que si vous étiez dans une seule de ces licences. 672 heures d’enseignements par an, c’est nettement plus que l’exigence de l’arrêté licence, dit arrêté Wauquiez du 1er août 2011 (1.500 heures en 3 ans). L’université a mis les moyens humains et financiers pour que cette initiative d’excellence voit le jour. Un suivi personnalisé des étudiants est assuré. Un voyage d’études est organisé chaque année. Un plus pour les étudiants.

P1100807La différence avec une CPGE littéraire ? Réponse avec humour. C’est même mieux qu’une prépa littéraire car quatre disciplines sont enseignées. Hypokhâgne et khâgne préparent essentiellement au concours des Écoles Normales Supérieures ; l’accès y est très difficile. Nous accueillerons bien entendu en L3 Humanités les bons étudiants de CPGE littéraire qui ont échoué au concours ENS, mais ils ne pourront pas bénéficier en L3 des nombreux échanges Erasmus que nous avons négociés avec des universités partenaires ; ils devront attendre l’année suivante. En Humanités, nous enseignons deux langues et nos étudiants pourront donc suivre sans problème leurs études à l’étranger.

Pour aller plus loin : chronique sur la Licence Humanités à Paris 10 et à Lille 3.

P1100757


01/04/2014
0 Poster un commentaire


Recherche

Vous recherchez ? :